Voici la deuxième édition de la rubrique "Perles Pop"! Avec du très très lourd cette fois-ci. Vraiment, là, j'y ai mis tout mon coeur.
Big Star - Thirteen
Voici la ballade la plus sublime du groupe de Chilton et Bell, pourtant pas avare en la matière. Cette complainte d'une beauté et d'une innocence incroyable atteint un tel niveau de perfection qu'elle rendrait fous de jalousie tous les Paul McCartney, Brian Wilson ou Ray Davies du monde. Une preuve de plus, s'il en fallait une, du génie absolu de Big Star.
Felt - The World Is As Soft As Lace
Il faudrait un jour que j'évoque ici plus en détails mon amour infini pour le groupe de Lawrence... Cet ovni totalement oublié des années 80 a laissé derrière lui une oeuvre immense, 10 albums et 10 singles en 10 ans. Parfait même dans les chiffres. Au fil des années, on a vu Felt tout faire, des albums instrumentaux, d'autres définitivement pop, certains carrément psychédéliques...
Ce bijou n'est qu'un exemple parmi d'autres du génie absolu du guitariste originel de la bande, Maurice Deebank, qui tresse ici une mélodie d'une beauté solaire, avec un son d'une pureté inimaginable... Tout ici est très caractéristique du quasi-instrumental second album du groupe, l'excellentissime The Splendour Of Fear.
Il suffit de tendre l'oreille. C'est cadeau. (Et ça démarre à 1:00).
Chris Bell - You And Your Sister
En solo, l'ex Big Star est célèbre pour avoir publié un album inouï: I Am The Cosmos, album à la beauté fulgurante qui finira de faire rentrer Bell dans l'histoire de la pop music. Ici aidé par son ancien compère Alex Chilton aux choeurs (qui à la même époque venait d'ailleurs d'achever un chef-d'oeuvre immense pour Big Star, l'album Third/Sister Lovers), Chris Bell produit avec ce "You And Your Sister" divin une ballade pop d'une pureté renversante.
On sait ce qui arrivera ensuite... Fauché à 27 ans, comme bien d'autres génies avant lui. Dommage que le monde l'ait oublié, il méritait infiniment mieux.
Dennis Wilson - River Song
Après un ex-Big Star en solo, voici un ex-Beach Boys en solo! Et par n'importe lequel: Dennis Wilson, le seul vrai surfeur de la bande, écorché vif loin de l'image de bons garçons des Beach Boys, sortait en 1977 l'album Pacific Ocean Blues. Un disque complexe, sublimement pop et hautement dérangé, marqué par la drogue, mêlant d'étranges éléments électroniques à des choeurs et des mélodies parfois célestes. Redevenu célèbre après sa réédition en 2008, l'album n'est pourtant pas à mettre entre toutes les mains... Quoi qu'il en soit, voici l'une des plus belles compositions du disque. La très grande River Song:
The Pastels - Million Tears
Les gentils Pastels sont victimes d'un véritable culte auprès de quelques amateurs de pop indé. Assez représentatifs du son twee pop et C86, le groupe se distinguait cependant des autres par un charmant côté amateur et DIY qui font d'eux une formation assea à part dans le paysage musicale de l'époque. Admiré par quelques grands groupes, restés pourtant quasi-inconnus du grand public, les Pastels développèrent un son toujours assez Lo-Fi qui ira du rock saturé à la pop la plus ensoleillée, comme ici avec Million Tears.
The Vaselines - Jesus Wants Me For A Sunbeam
Oui oui, on sait, c'était un des groupes préférés de Kurt Cobain. Le leader de Nirvana ne cessait d'ailleurs de reprendre cette chanson en live, notamment lors du MTV Unplugged, dans une très belle version. On ne remerciera donc jamais assez Cobain pour avoir essayé de faire découvrir au public des artistes sublimes auxquels il devait beaucoup: Daniel Johnston, Dinosaur Jr, Pixies, et donc Vaselines...
Ici on vous propose l'originale de ce superbe groupe mixte qui jouait une pop assez approximative et Lo-Fi mais toujours mélodique et réjouissante.
Belle & Sebastian - Another Sunny Day
Le groupe des coeurs sensibles et des incurables romantiques est aussi une bande de lascars qui connait sa pop sur le bout de ses doigts et sait publier des morceaux au savoir-faire mélodique impeccable. L'exemple ici même:
Galaxie 500 - Tell Me
Enfin pour finir l'un des groupes les plus fulgurants du monde. Actifs à peine 4 ans, de 87 à 91. Auteurs d'un premier album quasi-parfait (Today), d'un deuxième insurpassable (On Fire) et en enfin d'un dernier bon disque (This Is Our Music). Connu pour ses épures pop, lentes et méditatives, au son si clair qu'il tutoyait les cieux, le groupe s'écoute comme un émerveillement permanent. Là encore un très grand groupe oublié, un vrai diamant intact. Je vous laisse donc déguster ce Tell Me d'un autre monde:
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dimanche 1 janvier 2012
jeudi 1 septembre 2011
Perles Pop
Retour de vacances et donc retour aux écrans. Désolé de l'absence, mais bon, la vie aussi c'est cool parfois!
Pour ce nouvel article une petite sélection commentée de sympathiques joyaux mélodiques pour le plaisir des oreilles et des esprits.
The Beach Boys - God Only Knows
D'après le père McCartney lui-même, la plus belle chanson de tout les temps, rien que ça! On sait l'admiration de John & Paul pour le chef-d’œuvre des Beach Boys, Pet Sounds, et plus on réécoute sa pièce maîtresse, plus on en comprend la suprême raison... God Only Knows est une d'une finesse, d'une beauté et d'une douceur incroyable. Infiniment plus profond que les néanmoins jouissifs débuts surf, Brian Wilson atteint avec ce titre une épure pop rarement égalée (Waterloo Sunset et puis???).
The Kinks - Sunny Afternoon
Ayant déjà évoqué les vertus de Waterloo Sunset, j'ai choisis de sélectionner ici une autre chanson géniale du groupe des frères Davies : Sunny Afternoon et sa mélodie parfaitement british. Admirablement construite, Sunny Afternoon narre la déchéance d'une bourgeoisie anglaise fatiguée et sur le déclin avec une plume évidemment démente. Tout s'effondre, toute sa fortune est entrain de partir, mais le gentleman en question ne veut impérativement qu'une chose: une après-midi au soleil; le genre de plaisir futile mais tout à fait vital quand tout s'écroule autour de soi. Du très grand Ray Davies...
The Supremes - Stop In The Name Of Love
Dans une genre strictement girls-group, le groupe de Diana Ross était pratiquement ce qui se faisait de mieux (avec les Shangri-La's, les Ronettes et Lesley Gore, ça en fait quatre). Les mélodies candides et aériennes semblent s'enchaîner avec une de ces facilités chez ces filles! C'en est aberrant.
Camper Van Beethoven - Take The Skinheads Bowling
Alors là... Même les paroles d'I Am The Walrus font plus de sens que celles-ci! Mais bon! Rien à battre! Puisqu'ici les Camper Van Beethoven nous ont pondus une mélodie tout ce qu'il y a de jouissif et d'entrainant, une mélodie parfaite en somme. C'est simple, et pour être honnête, assez con, mais bon sang ce que c'est bon!
The Jam - That's Entertainment
Jamais un parolier n'aura définit l'Angleterre mieux que Paul Weller sur ce titre... Malgré une production laborieuse, la chanson, sa mélodie et son texte admirable, sont une preuve irréfutable du génie absolu du Modfather. Il retranscrit à la perfection les sentiments et états d'âmes de l'Anglais ouvrier moyen qui s'ennuie ferme dans son bled paumé et cherche à se divertir comme il peut.
The Only Ones - Another Girl, Another Planet
A la fois punks et délicats, ne reniant pas leurs idoles tout en étant résolument modernes, les Only Ones étaient assurément l'un des groupes les plus stupéfiants de l'après-punk (le groupe ne fut actif que de 1978 à 1980). Ignoré et méprisé par les maisons de disques de l'époque, la bande menée par Peter Perrett était pourtant un groupe hallucinant de classe et débordant de mélodies. Cette chanson, Another Girl, Another Planet, ode à l'héroïne est un classique power-pop instantané, fulgurante et rayonnante elle influencera des générations de rockers, des bons (Libertines, Replacement) comme des mauvais (Blink 182...).
The Jesus & Mary Chain - Just Like Honey
Distorsion et mélodie pop radieuse... Ça semble si évident aujourd'hui. Pourtant au moment où Psychocandy est sortit, c'est à dire en 1984, c'était très loin de l'être, d'autant plus que les charts de l'époque était inondés d'ordures musicales en nombre incalculable. D'où le génie de ce groupe visionnaire, cette fusion sublime du fuzz, de la distorsion comateuse, et de la beauté immédiate de mélodies pop impeccables. Rien à redire, une chanson et un groupe sublime.
The Magnetic Fields - All My Little Worlds
En publiant l'une des plus belles œuvres de son temps, Stephin Merritt est rentré lentement mais surement dans la lignée des plus grands compositeurs pop de l'histoire de la musique moderne (sans parler de sa voix belle à faire pleurer un âne mort). Sur le mirobolant triple album 69 Love Songs, notre génie a multiplié les coups de maître, l'un des plus brillants d'entre eux étant la beauté suivante...
Pour ce nouvel article une petite sélection commentée de sympathiques joyaux mélodiques pour le plaisir des oreilles et des esprits.
The Beach Boys - God Only Knows
D'après le père McCartney lui-même, la plus belle chanson de tout les temps, rien que ça! On sait l'admiration de John & Paul pour le chef-d’œuvre des Beach Boys, Pet Sounds, et plus on réécoute sa pièce maîtresse, plus on en comprend la suprême raison... God Only Knows est une d'une finesse, d'une beauté et d'une douceur incroyable. Infiniment plus profond que les néanmoins jouissifs débuts surf, Brian Wilson atteint avec ce titre une épure pop rarement égalée (Waterloo Sunset et puis???).
The Kinks - Sunny Afternoon
Ayant déjà évoqué les vertus de Waterloo Sunset, j'ai choisis de sélectionner ici une autre chanson géniale du groupe des frères Davies : Sunny Afternoon et sa mélodie parfaitement british. Admirablement construite, Sunny Afternoon narre la déchéance d'une bourgeoisie anglaise fatiguée et sur le déclin avec une plume évidemment démente. Tout s'effondre, toute sa fortune est entrain de partir, mais le gentleman en question ne veut impérativement qu'une chose: une après-midi au soleil; le genre de plaisir futile mais tout à fait vital quand tout s'écroule autour de soi. Du très grand Ray Davies...
The Supremes - Stop In The Name Of Love
Dans une genre strictement girls-group, le groupe de Diana Ross était pratiquement ce qui se faisait de mieux (avec les Shangri-La's, les Ronettes et Lesley Gore, ça en fait quatre). Les mélodies candides et aériennes semblent s'enchaîner avec une de ces facilités chez ces filles! C'en est aberrant.
Camper Van Beethoven - Take The Skinheads Bowling
Alors là... Même les paroles d'I Am The Walrus font plus de sens que celles-ci! Mais bon! Rien à battre! Puisqu'ici les Camper Van Beethoven nous ont pondus une mélodie tout ce qu'il y a de jouissif et d'entrainant, une mélodie parfaite en somme. C'est simple, et pour être honnête, assez con, mais bon sang ce que c'est bon!
The Jam - That's Entertainment
Jamais un parolier n'aura définit l'Angleterre mieux que Paul Weller sur ce titre... Malgré une production laborieuse, la chanson, sa mélodie et son texte admirable, sont une preuve irréfutable du génie absolu du Modfather. Il retranscrit à la perfection les sentiments et états d'âmes de l'Anglais ouvrier moyen qui s'ennuie ferme dans son bled paumé et cherche à se divertir comme il peut.
The Only Ones - Another Girl, Another Planet
A la fois punks et délicats, ne reniant pas leurs idoles tout en étant résolument modernes, les Only Ones étaient assurément l'un des groupes les plus stupéfiants de l'après-punk (le groupe ne fut actif que de 1978 à 1980). Ignoré et méprisé par les maisons de disques de l'époque, la bande menée par Peter Perrett était pourtant un groupe hallucinant de classe et débordant de mélodies. Cette chanson, Another Girl, Another Planet, ode à l'héroïne est un classique power-pop instantané, fulgurante et rayonnante elle influencera des générations de rockers, des bons (Libertines, Replacement) comme des mauvais (Blink 182...).
The Jesus & Mary Chain - Just Like Honey
Distorsion et mélodie pop radieuse... Ça semble si évident aujourd'hui. Pourtant au moment où Psychocandy est sortit, c'est à dire en 1984, c'était très loin de l'être, d'autant plus que les charts de l'époque était inondés d'ordures musicales en nombre incalculable. D'où le génie de ce groupe visionnaire, cette fusion sublime du fuzz, de la distorsion comateuse, et de la beauté immédiate de mélodies pop impeccables. Rien à redire, une chanson et un groupe sublime.
The Magnetic Fields - All My Little Worlds
En publiant l'une des plus belles œuvres de son temps, Stephin Merritt est rentré lentement mais surement dans la lignée des plus grands compositeurs pop de l'histoire de la musique moderne (sans parler de sa voix belle à faire pleurer un âne mort). Sur le mirobolant triple album 69 Love Songs, notre génie a multiplié les coups de maître, l'un des plus brillants d'entre eux étant la beauté suivante...
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